En classe de terminale, à l’approche des examens du baccalauréat, j’échangeais avec ma voisine de devant au lycée Sainte Marie de Cocody. On parlait de nos objectifs pour le bac, notamment de la mention qu’on voulait obtenir. Toutes les deux voulions obtenir la mention très bien. Naturellement, toute bonne élève du lycée Sainte-Marie vise la mention Très Bien.
Nous étions toutes deux parmi les meilleures élèves, pourtant à cette époque , moi j’étais de ceux qui n’aimaient pas étudier et qui se contentaient de leur intelligence brute. Et ce défaut (car oui c’en est un cher collègue) est ce qui a fait toute la différence entre ma voisine de devant et moi.
Nous avions bien affirmé que nous voulions la mention très bien avec un nombre de points défini et la meuf m’a dit qu’elle savait comment l’obtenir. Lorsqu’elle me l’a dit, j’étais vraiment fière de l’entendre mais en réalité je m’en foutais un peu 🤭. Mais c’est là que j’ai dû retenir une grande leçon:
L’EXCELLENCE SE PRÉPARE.
J’avais dit que je voulais la mention très bien, je voulais dépasser 300 points juste comme ça. Mais qu’est-ce que je faisais pour y arriver ? Rien. Je ne m’en suis même pas donné les moyens. Alors que l’autre, déjà en classe, en dehors des cours, nous montrait qu’elle aimait travailler. Et je sais que bien sûr dans cette période de préparation elle avait redoublé d’effort et cherché à combler ses lacunes. Au final elle a obtenu sa mention très bien et moi la mention bien.
À l’époque, comme je l’ai dit plus haut, ça ne me disait vraiment rien parce que moi, au fond de mon cœur, je voulais juste le BAC et quitter le lycée. Avec la bouche je voulais la mention très bien, mais en réalité, je ne faisais pas ce qu’il fallait pour. Tout sauf reprendre une classe. Tout sauf faire un faux pas dans mon cursus scolaire.
J’aimais beaucoup de choses, j’ai toujours été curieuse mais j’avais beaucoup de mal à aller au-delà de mes limites (les raisons à cela sont partagées dans l’album « De l’ombre à la lumière »)… en vrai je n’atteignais même pas mes limites.
Et c’est l’erreur que la plupart d’entre nous commettent encore aujourd’hui. On se dit qu’on s’est fixé des objectifs alors qu’en réalité nous avons formulé des voeux. On se dit qu’on a une forte volonté de réussir alors qu’en réalité ce n’est qu’un désir qui n’est pas si grand.
Depuis que j’ai compris cela et j’ai moi-même commencé à voir les bienfaits de la forte volonté et de l’action qui la soutient, je fais des choses qui me surprennent moi-même. Je comprends aujourd’hui pourquoi certaines choses n’ont pas fonctionné comme je voulais par le passé.
Alors qu’as-tu à retenir, mon ami(e) ?
Il ne suffit pas de vouloir. Il faut ajouter à cela l’action. C’est l’action qui permet d’atteindre les objectifs.
- Tu veux une promotion ? Fais ce qu’il faut pour l’obtenir.
- Tu veux sortir de la dépression? Fais ce qu’il faut pour réussir.
- Tu veux un million de francs par mois ? Fais ce qu’il faut pour accroître tes revenus.
- Tu veux grandir dans ta vie spirituelle ? Fais ce qu’il faut pour croître.
- Tu veux obtenir n’importe quoi ? Crée les conditions qu’il faut.
Je termine en te disant ceci:
Travailler en deçà de ses capacités est une forme d’orgueil. Souvent on caresse la paresse, ne réalisant pas qu’elle nous éloigne de très belles opportunités et qu’elle habitue notre cerveau à se contenter de bien moins que ce qu’on peut obtenir ou accomplir.
Et c’est même insultant pour notre Dieu de ne pas maximiser le potentiel qu’il a mis en nous…
On y reviendra, certainement. Pour l’instant, travaille autant que possible.




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